Pour savoir où on met les pieds...
La période celtisante.
La période latinisante.
Les envahisseurs germanophones.
... qui n’a pas grand chose à voir avec le gaulois.
La période trilingue.
L’irrésistible progression d’un dialecte roman d’Ile de France.
Quand le francien devient l’ancien français.
Les Völkerwanderungen (Vème – VIème siècles)

Lorsque se produisirent les grandes invasions (Völkerwanderungen en allemand, les « migrations des peuples »), aux IVème-Vème siècles, soit près de six siècles après la conquête romaine dans le cas de la Gaule septentrionale, le latin était devenu la langue maternelle de pratiquement tous les peuples de la partie occidentale de l’Empire romain, dont les gaulois, mais avec déjà des divergences notables suivant les régions.

Ces divergences linguistiques ne firent ensuite que s’accentuer. D’autant plus que la nouvelle aristocratie germanique ne maîtrisant pas le latin, il n’y avait plus personne pour donner la référence du « bon parler ».

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Carte d’Europe, juste avant l’invasion de l’éphémère royaume de Syagrius par les francs (Source : TLFQ, Université de Laval).

Toutefois, les influences germaniques furent très limitées sur le plan linguistique, dans la mesure où les nouveaux royaumes barbares étaient peu centralisés et ne duraient pas bien longtemps. Une exception à cette règle toutefois : le royaume anglo-saxon (IVème-XIème siècle), implanté en Bretagne (insulaire), l’une des régions les moins romanisées de l’Empire ; ce qui explique que l’on parle aujourd’hui une langue germanique (l’anglais) en An­gleter­re. A cette exception près, tous les autres envahisseurs finirent par être assimilés par les peuples latins conquis.

Page publiée le 26 mars 2006 par achille .
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